Le Panthéon

James Milton Ham 1920-1997

Je suis né en 1920 dans le minuscule village de Coboconk (Ontario). J’ai étudié le génie électrique à l’Université de Toronto. Après avoir obtenu un doctorat au Massachusetts Institute of Technology, en 1952, je suis retourné comme professeur à l’Université de Toronto, où j’ai passé de nombreuses années et exercé de multiples fonctions.

J’ai principalement fait de la recherche sur les systèmes de commande en boucle fermée, secteur essentiel du génie électrique. Je souhaitais faire du Canada un leader dans ce domaine. J’ai collaboré à la création de la Fédération internationale pour la commande automatique et mis sur pied le Comité associé de l’automatique du Conseil national de recherches.

Ma carrière a évolué rapidement. J’ai été directeur du département de génie électrique de l’université. J’ai occupé le poste de doyen, d’abord à la faculté des sciences appliquées, puis à l’école des études supérieures. J’ai fini par occuper le poste de recteur. Au cours de cette période, on exerçait des pressions sur les universités pour qu’elles respectent des budgets serrés et deviennent des écoles professionnelles. Dans ce contexte difficile, j’ai souligné l’importance de la formation générale et renforcé la capacité de recherche de l’université.

Au milieu des années 1970, j’ai présidé la Commission royale sur la santé et la sécurité des travailleurs des mines. Cette commission a été créée par suite de l’annonce qu’il y avait un taux alarmant de cancer du poumon et de silicose chez les mineurs d’Elliot Lake (Ontario). Dans son rapport final, la Commission (connue sous le nom de Commission Ham) a établi le droit des travailleurs de participer à des programmes de santé et de sécurité au travail, de connaître les dangers de leur travail et de refuser d’exécuter des tâches dangereuses.

Les réalisations que j’ai obtenues tout au long de ma carrière, que ce soit en assurant un leadership dans le domaine des systèmes de commande et d’automatisation, en orientant la formation universitaire ou en procurant une protection aux travailleurs, ont profité aux Canadiens de nombreuses façons.

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